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Email Marketing

5 erreurs qui tuent la délivrabilité de vos emails (et comment les éviter)

Un email qui part en spam, c'est un client perdu sans le savoir. Voici les 5 erreurs les plus courantes qui font chuter votre délivrabilité — et comment les corriger sans devenir technicien.

GB
Geoffrey Bourseau

Fondateur BGstudio

Publié le 5 min de lecture
À retenir

Un email qui part en spam, c'est un client perdu sans le savoir. Voici les 5 erreurs les plus courantes qui font chuter votre délivrabilité — et comment les corriger sans devenir technicien.

  • Sans DKIM, SPF et DMARC configurés sur votre domaine, vos emails arrivent en spam par défaut chez Gmail et Outlook.
  • Au-delà de 2-3 % de hard bounces par campagne, votre réputation expéditeur se dégrade pour des semaines.
  • La régularité d'envoi (2-4 emails/mois sur 6 mois) compte plus que le volume pour bâtir une bonne délivrabilité.

Vous envoyez une newsletter à 5 000 contacts. Mailchimp vous dit que tout est parti. Mais combien sont vraiment arrivés dans la boîte de réception ? Dans le pire des cas, 30 %. Le reste a fini dans les spams, dans l'onglet « Promotions » de Gmail, ou pire : a été rejeté par le serveur du destinataire.

La délivrabilité, c'est le sujet le plus mal connu de l'email marketing. Tout le monde se concentre sur le taux d'ouverture en oubliant qu'il dépend d'abord de combien d'emails sont effectivement délivrés. Si Gmail vous classe en spam, votre meilleur contenu ne sera jamais lu.

Voici les 5 erreurs qu'on voit le plus chez les PME — par ordre de gravité.

Erreur n°1 : Pas de DKIM, SPF ou DMARC configurés

C'est de très loin le problème le plus courant. DKIM, SPF et DMARC sont trois protocoles techniques qui prouvent à Gmail, Outlook et consorts que les emails envoyés au nom de votre domaine sont bien envoyés par vous (et pas par un usurpateur).

Sans ces enregistrements DNS configurés, vos emails arrivent avec un panneau « EXPÉDITEUR NON VÉRIFIÉ » invisible mais bien réel pour les serveurs de réception. Résultat : Gmail vous met en spam par défaut, Outlook vous bloque carrément.

Comment vérifier ?

Envoyez-vous un email depuis votre adresse pro vers une adresse Gmail. Ouvrez le mail, cliquez sur les trois points en haut à droite, puis sur « Afficher l'original ». Cherchez les lignes SPF: PASS, DKIM: PASS et DMARC: PASS. Si l'une des trois dit FAIL ou est absente, vous avez un problème de délivrabilité dès le premier email.

Comment corriger ?

Demandez à votre prestataire d'envoi (Mailchimp, Brevo, Mailjet, AWS SES) la liste des enregistrements DNS à ajouter à votre domaine. La procédure est documentée et prend 10 minutes si vous avez accès à votre zone DNS (chez OVH, Hostinger, Gandi, etc.).

Erreur n°2 : Une base sale (bounces et opt-outs jamais nettoyés)

Votre base contient probablement entre 5 % et 20 % d'adresses qui n'existent plus. Boîtes pleines, ex-employés partis, fautes de frappe à l'inscription, adresses jetables… Chaque envoi sur ces adresses génère un hard bounce, et les serveurs de réception comptent ces bounces dans votre score d'expéditeur.

Au-delà de 2-3 % de bounces sur une campagne, Gmail commence à dégrader votre réputation. À 5 %, Outlook vous bloque carrément. Et cette dégradation reste pendant des semaines, voire des mois.

La bonne pratique

Après chaque campagne, exportez la liste des bounces et retirez-les définitivement de votre base. Une fois par trimestre, faites passer toute votre base par un service de validation (NeverBounce, ZeroBounce) qui vérifie chaque adresse sans envoyer d'email. Ça coûte 10-30 € pour une base de 5 000 contacts et vous évite des semaines de mauvaise réputation.

Erreur n°3 : Un objet ou un contenu typé « spam »

Les filtres anti-spam de Gmail et Outlook analysent automatiquement le contenu de vos emails. Certains mots et certaines structures déclenchent immédiatement un score de spam élevé.

Ce qu'il faut éviter

  • Tout en MAJUSCULES dans l'objet : « PROMO EXCEPTIONNELLE ! » sent le spam à plein nez.
  • Trop de points d'exclamation : « Découvrez !!! », c'est mort.
  • Mots déclencheurs : « GRATUIT », « URGENT », « 100 % », « cash », « millionnaire ». Pas tous, mais cumulés ils plombent le score.
  • Lien raccourci (bit.ly, etc.) dans le corps de l'email : les filtres détestent.
  • Ratio image/texte déséquilibré : un email qui est juste une grosse image avec deux phrases sera classé en spam dans 60 % des cas.

Ce qui marche

Un objet humain, court, qui parle au destinataire (idéalement personnalisé avec son prénom). Un contenu équilibré texte + 1-2 images. Des liens directs vers votre domaine, pas vers des trackers tiers louches.

Erreur n°4 : Pas de lien de désabonnement clair (ou pire, pas du tout)

Le RGPD impose un lien de désabonnement visible et fonctionnel dans chaque email marketing. Mais au-delà du RGPD, c'est aussi une question de réputation.

Quand un destinataire ne trouve pas comment se désabonner, il clique sur « Signaler comme spam ». Ce signalement compte 10 fois plus négativement qu'un simple unsubscribe. Trois ou quatre signalements sur une campagne suffisent à dégrader votre réputation pour des semaines.

La règle

Lien de désabonnement en pied d'email, visible (couleur lisible, pas en blanc sur blanc), qui mène à une page qui retire effectivement le contact en 1 clic. Pas de formulaire en 3 étapes, pas de « êtes-vous sûr ? trois fois », pas de connexion à un compte. Un clic.

Erreur n°5 : Envoyer trop peu (ou trop), sans rythme

Contrairement à ce que beaucoup pensent, envoyer rarement est aussi mauvais pour la délivrabilité qu'envoyer trop. Les serveurs Gmail et Outlook utilisent la régularité comme un signal de légitimité.

Une marque qui envoie 2 emails par mois pendant 12 mois est mieux classée qu'une marque qui envoie 5 emails par mois pendant 3 mois puis disparaît 6 mois. Le silence prolongé est interprété comme « cette adresse n'envoie plus, peut-être qu'elle a été piratée ».

Le bon rythme

Pour une PME : 2 à 4 emails marketing par mois, sur un rythme régulier (par exemple un mardi sur deux), pendant au moins 6 mois consécutifs. C'est la régularité, pas le volume, qui construit la délivrabilité.

Votre base bounce trop ? On peut s'en occuper.

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La délivrabilité, c'est de l'hygiène. Ce sont des détails techniques qui, mis bout à bout, font la différence entre une campagne qui marche et une qui finit dans le vide. La bonne nouvelle : aucun de ces points n'est compliqué à corriger. Il faut juste savoir où regarder.

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Geoffrey Bourseau

Fondateur BGstudio

BGstudio accompagne les PME wallonnes dans la création de sites, l'automatisation et le SEO local. Approche terrain, sans jargon, avec un vrai souci de transmission.